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| Le parc d'Arashiyama et ses temples Tenryuuji et Hougonji |
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| La rivière traversant le parc d'Arashiyama |
Ca y est, c'est de nouveau la semaine du pélerinage annuel à la recherche des plus beaux feuillages d'automne. Tout se passe fin novembre (il paraît que ce fut début novembre à une époque pas si lointaine, réchauffement climatique en vue?) et il est diffcile d'oublier l'événement tant les médias nous le rappellent.
Mais touriste averti ne signifie pas toujours touriste très doué. L'année dernière fut un échec : parti trop tôt, je vis des feuillages bien verts, peu flamboyants. Cette fois, suivant les conseils avisés et quotidiens de la météo et d'amis japonais, j'ai programmé au mieux, une fois n'est pas coutume, ma sortie et je ne fus pas deçu.
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| Vue sur les jardins du Tenryuuji |
Le choix du lieu est crucial. Cette année se fut le parc d'Arashiyama à l'ouest de Kyoto. Cadre naturel avec rivière, montagnes, temples et, bien sûr les milliers de touristes japonais qui, semble-t-il, eurent la même idée, au même moment, que moi.
L'automne existe aussi en Europe et les feuillages y brunissent aussi. Alors pourquoi est-ce si différent au Japon? Tout simplement parce que les arbres ne sont pas les mêmes et présentent une gamme de couleurs incroyable : vert, jaune, orange, rouge, brun, rose aussi. C'est ce mélange de couleur en un même lieu qui donne toute sa magie au koyo (littéralement "feuilles rouges"). A ceci s'ajoute l'arrangement méticuleux des parcs et des jardins afin de rehausser l'effet naturel des couleurs par un scrupuleux choix d'arbres propices au koyo. Et c'est dans les jardins zen des temples, jardins finement ciselés année après année, que se cachent les plus beaux spectacles.
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| Le Tenryuuji et son jardin zen typique |
Le jardin principal du Tenryuuji, regroupement de divers temples grands et petits appartenant à la secte bouddhiste zen Rinzai et lieu de culte historique majeur à Kyoto, est un véritable bijou. Sa beauté a été officiellement reconnue en 1994 lors de sa promotion comme patrimoine mondial par l'Unesco.
Certes, on y retrouve toutes les caractéristiques habituelles des jardins zen, pièce d'eau, gravier, pierres, constructions en bois, mousses, arbres, mais l'harmonie y est particulièrement réussie. On peut observer le jardin assis dans le temple, sur les tatamis, pour une ambiance japonaise assurée.
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| Les jardins du Hougonji, une oeuvre d'art |
Après une telle découverte, je doutais de pouvoir expérimenter mieux. Le Tenryuuji a l'air si parfait... Et pourtant, à quelques pas de là, se trouve le Hougonji, temple fermé au public pendant 140 ans avant de ne rouvrir ses portes que récemment, aux jardins encore plus extraordinaires.
La nuit venait de tomber, comme toujours très tôt au Japon, et les éclairages subtils, tout en couleur, du jardin amplifiaient l'intensité du koyo d'une force incroyable. Plus compact que le jardin du Tenryuuji, plus naturel avec ses rochers et ses mousses en abondance, plus aquatique avec son petit ruisseau, plus ombragé avec ses arbres qui nous enveloppent, le jardin du Hougonji est, à ce jour, le plus beau que j'ai jamais vu. Peut-être verrai-je mieux, mais cela dépasse mon imagination.
En tout cas la télévision ne s'y était pas trompée, le Hougonji étant assiégé par les caméras. Siège assez discret pour ne pas altérer l'ambiance si délicate, je dois bien l'avouer.
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