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| L'entrée du Meigetsuin |
La ville de Kamakura est, au même titre que Nara et Kyoto, une ancienne capitale du Japon. Située au sud de Yokohama, elle devint le centre politique du pays en 1192 sous l'impulsion du shogun Minamoto et le resta pour un peu plus d'un siècle avant que le pouvoir ne soit transféré à Kyoto.
De nombreux temples et vestiges historiques témoignent de ce rayonnement passé et Kamakura est en quelque sorte un petit Kyoto pour les tokyoites. Le site est trop riche pour être visité en une journée et je ne présente que les deux grands temples dans lesquels j'ai eu la chance d'entrer : le Meigetsuin et le Engakuji.
Le Meigetsuin a été fondé en 1160 avant de devenir un temple bouddhiste en l'an 1256. Il est notamment célèbre pour sa statue de Sho Kannon, divinité de la compassion. Ce temple est aussi réputé pour sa grande variété de fleurs, mais il s'agit d'un phénomène récent car les jardins actuels ont
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| Les jardins du Meigetsuin vus d'une étrange fenêtre |
été redessinés après guerre. Les touristes affluent pour la floraison en juin et juillet.
On trouve un joli petit jardin zen devant le bâtiment principal et là j'ai assisté à quelque chose d'assez rare : un japonais avec sa petite fille se permettait de se faire photographier avec l'enfant piétinant irrespectueusement les graviers du jardin. Eh oui, il ne faut pas toucher, c'est écrit partout et puis tout le monde le sait. Au moins cela justifie le travail des moines qui refont rituellement le jardin tous les matins en guise d'entraînement spirituel.
Le clou du spectacle est offert par cette étrange fenêtre ronde dans le temple lui-même. Assis sur les tatamis, dégustant un thé japonais, les visiteurs peuvent admirer les jardins derrière le temple à travers cette grande lucarne. Telle était l'occupation des moines voilà des siècles. Rien n'a changé si n'est le crépitement des appareils photos.
Le temple Engakuji, d'un style bien moins compact que le Meigetsuin, date de 1286.
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| La porte principale (sanmon) du Engakuji |
Sa grande porte à l'entrée, dite Sanmon, est très impressionnante non seulement par sa taille imposante mais aussi par la proximité des arbres; on dirait qu'elle fait partie intégrante de la végétation. Je me souviens qu'il était difficile de la photographier tellement prendre du recul était impossible.
Le site est vraiment immense. Il s'agit en fait de l'un des plus grands temples du Japon et il compte encore aujourd'hui près de deux cents moines ainsi que dix-sept sous-temples, bien moins que les quarante-deux de son apogée. Le chemin dit des cents bouddhas est original et vaut le déplacement.
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